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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 08:15
Jeune freelance affolé en regardant son ordinateur portableDans le secteur des TIC, le freelance évolue très souvent sur le marché par le biais d'intermédiaires lui trouvant ses missions.
L'indépendant doit apprendre à connaitre ce marché pour éviter les pièges.
Sans aborder les complications juridiques liés à la sous traitance en cascade, la commercialisation des consultants TIC ou développeurs indépendants n'est pas sans danger.
Au premier rang des pièges qui leur sont tendus figurent les sites Internet proposant de trouver des missions aux indépendants, ils sont devenus nombreux sur la toile.
Agissant généralement à partir d'une inscription "gratuite", ils sont confrontés à deux réalités économiques incontournables :
  • comment rentabiliser un site d'intermédiation juste par la publicité ?
Cela n'est possible que pour des sites ne nécessitant que peu d'hébergement et ne consommant pas de ressources humaines importantes.
Le service doit donc être payé par quelqu'un, les acheteurs et/ou les freelances.
  • comment faire payer à un client la mise en relation avec un prestataire, alors qu'il est habitué à le faire pour un recrutement ?
Tout est une question d'habitude qui évoluera dans le temps, mais actuellement ce n'est pas la tendance.
La conclusion concernant les sites "gratuits" pour les freelances est claire : les acheteurs ne peuvent être que des intermédiaires, qui eux acceptent de payer les frais d'annonce, obtenant en retour une rentabilité élevée.
Et ces intermédiaires peuvent être de deux types : une SSII en contact avec le vrai client et une simple structure commerciale "vendant du CV".
Ces derniers recherchent de bons profils freelance pour le compte de SSII, et la cascade commence.
Ces sociétés commerciales sont souvent délocalisées (Royaume Uni) et facilement identifiables par un freelance expérimenté par leur manque de compétences techniques.
Leur commercial se laisse piéger des plus facilement, le freelance ne manquera pas de le tenter à chaque contact.
Les indépendants sont souvent contactés par des sociétés ayant leur CV en main pour obtenir disponibilité et tarif.
Il leur faudra aussi reconnaitre les annonces destinées juste à remplir une base de CV : "Urgent, cherche 3 chefs de projets", sans aucune information complémentaire.
Il leur sera plus difficile de reconnaitre une fausse annonce rédigée intelligemment, ils ne s'en rendront compte qu'après coup alors qu'ils avaient toutes les compétences requises qu'ils n'ont ... jamais été contacté.
Le remplissage et l'animation d'une base de CV est un impératif de survie pour ces sites "gratuits" qui font payer les intermédiaires au forfait.
Le freelance identifiera aussi l'intermédiaire qui devant son indisponiblité demandera spontanément s'il ne connaitrait pas un confrère.
Utiliser un site payant n'est pas pour autant une assurance pour le client de trouver la perle rare adaptée à la mission qu'il projette, encore moins pour le freelance qui paierait pour s'incrire dans l'intention de décrocher des missions.
Il est très fréquent que le nombre de consultants indépendants soit-disant inscrits soit souvent très supérieur au nombre existant réellement.
Comme on le voit il est difficile pour un indépendant, comme pour celui qui le recherche d'ailleurs d'y voir clair dans ce marché biaisé.
Et quand la mission ou le client, existent vraiment, le passage par un (ou plusieurs) intermédiaire(s) prélevant leur commission, donne lieu à un marchandage cruel où le prix de marché n'entre plus en ligne de compte.
C'est pourquoi de nombreux indépendants ne s'y aventurent pas, ou plus après des tentatives malheureuses, ils diffusent leur CV spontanément et s'appuient sur leur propre réseau qu'ils s'attachent à construire le plus sérieusement possible.

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