
Cybersquatting, fraude au clic, contrefaçon... Les fraudeurs exploitent la notoriété de certaines marques pour gagner de l'argent sur le Net.
Une étude de
MarkMonitor, société de veille sur les médias en ligne, fait le point sur l'usage frauduleux des marques sur Internet en 2008.
Le
cybersquatting, pratique consistant à enregistrer un nom de domaine correspondant à une marque, ou un nom avoisinant, reste de très loin le premier type de détournement des marques sur Internet.
MarkMonitor a recensé plus de
400.000 cas de cybersquatting pour chaque trimestre de 2008 avec près de 450.000 au quatrième trimestre, soit une progression de 18 %.
Les
contrefaçons vendues en ligne sur les sites non officiels ou non autorisés par les fabricants ont aussi connu une forte hausse en 2008 (46%) avec un acroissement à l'approche des fêtes de fin d'année (plus de 25.000 cas).
Certains fraudeurs maintiennent la technique d'association de marques à des sites d'images ou de vidéos pornographiques ou d'incitation à la haine raciale, mais ce phénomène qui permet de générer du trafic est devenu marginal.
Autre catégorie de délit, les cas de
fraude au clic ont progressé de 24 % en 2008 selon MarkMonitor (de 30.000 et 33.000 cas de fraude au clic par trimestre).
La fraude au clic comme détournement de marque est un
phénomène essentiellement américain.
Les Etats-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont les pays qui hébergent le plus de
sites falsifiant des marques, avec une pôle position des Etats-Unis qui en héberge plus des deux tiers.
La France n'en hébergerait que 1 %, tout comme la Chine.
C'est le secteur des médias qui se trouve le plus touché par l'utilisation frauduleuse de marques sur Internet, tous délits confondus, avec plus de 40.000 cas relevés chaque trimestre alors que c'est dans le secteur de la mode que la progression est la plus forte (+28 %) suivi des secteurs de l'automobile et de la high tech (+21 %), alors que la fraude concernant les services financiers régresse.