
Le
site des données publiques du gouvernement américain a été lancé jeudi 28 mai 2009.
L’offre initiale en contenus suscite des réactions mitigées, même si
47 groupes de données sont déjà disponibles, utilisant les
formats XML, CSV, KML et bien d’autres.
26 agences gouvernementales fournissent des données à travers data.gov, mais toutes n’offrent pas des données brutes.
Le
FBI par exemple, se contente de proposer un widget à placer sur des sites tiers et ne donne pas accès aux données de base.
Il semble que les contenus initiaux aient été choisis pour leur
capacité à ne pas susciter de controverses.
Par exemple, Marshall Kirkpatrick de ReadWriteWeb US confie sa réaction au sujet de la faiblesse de l’offre en matière de données :
“Il existe beaucoup plus de données gouvernementales disponibles, ailleurs que sur data.gov, mais l’administration Obama dit avoir sélectionné celle-ci sur des critères de qualité et de respect des standards.
Difficile, cependant, de ne pas être un peu déçu quand on compare l’offre à ce qui est disponible sur des sites construits autour d’initiatives privées comme USGovXML.com, qui a été construit en quatre mois à peine.
Actuellement, une recherche à partir des mots-clés comme alimentation, prison, ou drogue
ne fournit aucun résultat.
Ces sujets sont pourtant d’une importance capitale car elles sont au coeur de débats critiques pour la justice.
Apporter un éclairage nouveau à travers cette ouverture des données sur de tels sujets permettrait de faire avancer les débats en dehors de tout parti pris idéologique.
Les flux RRS sont annoncés mais encore absents, ce qui serait capital pour rester alerté sur l’avancée et la constitution du catalogue.
John Musser de ProgammableWeb se veut plus optimiste et enthousiaste sur le sujet :
“C’est un départ très prometteur.
Un grand pas vers l’accessibilité des données gouvernementales. Nous voyons en moment les même efforts faits dans la première version de l’accès aux votes du sénat : la première étape consiste à donner accès à des données structurées comme le XML, la suite consistera à les rendre accessibles via une API. Ils disposent d’une énorme quantité de métadonnées. Pour l’instant, le nombre de set de données n’est pas énorme, mais c’est un début”
De son coté, O’Reilly a déjà lancé un
concours de mashup construites sur ces données et tout le monde attends avec impatience de voir comment ces nouvelles applications vont pouvoir faire avancer la démocratie américaine.
En France, il n’est à ce jour
pas question de donner accès au public aux données de l’état, les programmes concernant l’
eDemocratie se limitant en réalité à de l’eAdministration, fournissant un service aux administrés mais en aucun cas des données publiques aux citoyens.