
Les candidats à la recherche d'emploi savent que
les recruteurs regardent leurs pages personnelles sur les réseaux sociaux.
Les jeunes diplômés en quête d'emploi
veillent maintenant à modérer le contenu affiché sur leur "profil" pour qu'il leur ressemble sans toutefois tout révèler.
C'est ce que rapporte l'
université de Dayton, qui a effectué une étude sur le sujet, dans laquelle il apparait que
les étudiants ont pris la dimension des réseaux sociaux dans les étapes à franchir lors d'un recrutement.
Ils considèrent du coup que les réseaux sont des pages publiques où le recruteur peut les y retrouver et qu'ils doivent prendre des précautions.
25% des étudiants interrogés indiquent qu'ils utilisent les
paramètres de confidentialité sur leurs pages de profil.
Ils sont 90 % à penser que leur compte tel qu'il est tenu
reflète leur vraie personnalité.
Ils ont raison de s'en préoccuper car la même étude précise que les employeurs
recherchent des données sur un candidat avant de le recevoir.
Une démarche qui n'est
pas considérée comme intrusive par les candidats : moins d'un cinquième d'entre eux considère que cette vérification pose des problèmes éthiques.
Cependant jeunes diplômés et recruteurs ne se rejoignent pas sur l'appréciation de la sincérité des pages de profils.
Seul un tiers des recruteurs estime que ce qu'il y a trouvé reflète réellement la personnalité du candidat, mais il est souligné quand même que si des informations négatives sont trouvées sur le site,
le recrutement échoue une fois sur deux.
Des candidats n'ont donc pas été rencontrés ou n'ont pas été engagés à cause de leur profil.
L'université recommande dans son étude aux jeunes diplômés de
ne pas négliger des réseaux de recrutement plus officiels comme LinkedIn car si 57 % des employés sont inscrits sur ce média, seulement 13 % des étudiants y sont, donc qu'il leur faudrait s'y inscrire en plus grand nombre.
L'échantillon de l'étude porte sur plus de 2.000 étudiants et environ 800 employés de différents réseaux de recrutement des universités.