SOPRA a réalisé une étude sur les TIC de juillet à septembre 2008 auprès d'un panel de collectivités territoriales : villes
(de plus de 100.000 habitants), communautés (EPCI), départements et régions.
Il est fait le constat dès l'introduction que transactions en ligne, e-administration, télé-déclarations font maintenant partie des pratiques et attentes de chacun, y compris dans des actes très engageants de la vie quotidienne.
La mise en place de l'administration électronique bouleverserait bien plus les collectivités elles-mêmes que les entreprises ou les citoyens concernés.
Cette étude fournit des informations sur les activités stratégiques, les moyens dédiés à la DSI, l'évolution des budgets, l'utilisation des logiciels libres, les futurs investissements, les difficultés rencontrées, le recours à l'externalisation, la présence en comité de direction, les facteurs d'évolution des priorités, les effectifs de la DSI.
Des DSI et des Elus donnent leur point de vue sur chacun des sujets abordés.
Les budgets des collectivités territoriales varient naturellement en fonction de la taille de la collectivité, mais également en fonction de la complexité des projets engagés et de leur périmètre.
Le budget le plus faible consacré au système d'information se retrouve dans un EPCI avec 140.000 euros, tandis qu'un département affiche le plus élevé, soit 17 millions d'euros.
En 2008, le budget annuel consacré aux TIC a été en moyenne de :
- 4.174.000 € soit 24 € par habitant pour les villes (si Paris était comptée la moyenne passerait à 27 €),
- 3.015.000 € soit 8 € par habitant pour les EPCI,
- 8.365.000 € soit 7 € par habitant pour les départements (si les Hauts-de-Seine étaient comptés, la moyenne passerait à 8 €),
- 4.224.000 € soit 1 € par habitant pour les régions.
L'étude montre que
67% des villes consacrent moins de 2% de leur budget global aux TIC alors que 7% des régions en ont un compris dans une fourchette allant de 4 à 6% de leur budget global.
D'après Elus et DSI
le budget TIC reste encore trop souvent un coût à optimiser, sans valeur ajoutée (!) et s'orienterait vers une
stabilisation, voire une baisse.
Si on compare ces chiffres à ceux des
grandes entreprises tous secteurs confondus, ces entreprises consacrent 3 % de leur chiffre d’affaires à l’informatique, avec une tendance à la hausse car
l’informatique est vue comme un véritable levier de création de valeur !!! Nous pensons, et pas seulement parce que nous y intervenons, qu'il en est de même dans le secteur public, et qu'
une prise de conscience importante s'impose d'urgence.
Télécharger l'étude (après enregistrement) sur le site de Sopra