
S’inspirant d’une expérience menée à Berthoud, une ville du canton de Berne,
l’association Usine21 pilote un projet de bornes à auto-stop pour Genève.
Le principe consisterait pour le demandeur à
saisir sa destination que la borne affiche alors sur un grand écran visible par les automobilistes.
Une caméra de surveillance permettrait de rendre l'auto-stop moins dangereux. Le dispositif serait appelé à un meilleur avenir que le covoiturage classique car il
ne demande pas de s'organiser au préalable, mais avec l'inconvénient de ne pas pouvoir prévoir le temps d'attente.
La borne a reçu comme
nom de code "Carlos", contraction de "car", "voiture" en anglais et de "los", "sans" en allemand.
Le projet n'ayant pas bien fonctionné à Berthoud pour cause de faiblesse du trafic et d'absence de circulation nocturne, Usine21 veut s'entourer d'un maximum de gages de réussite sur Genève.
Elle cherche des étudiants en marketing, sociologie et géographie
afin de réaliser une solide étude de marché.
Les étudiants qui travailleront sur le projet devront notamment réfléchir à l’
idée d’un ticket que prendrait l’auto-stoppeur afin de limiter les abus.
"A Berthoud, celui-ci payait 2 francs suisses. Un franc restait dans la machine, et l’autre sortait sous forme d’un bon d’achat, à disposition du conducteur. Mais ce concept doit être retravaillé car il implique la mise en place d’une administration compliquée" explique Simon Schneebeli, ingénieur civil membre d’Usine21.