
Il ne manquait plus que la signature de Luc Chatel pour lancer l'appel d'offres d'attribution de la 4ème licence 3G que Matignon promettait avant l'été, mais on apprend jeudi 30 avril 2009 que
l'Elysée repousse le calendrier.
Pour le secrétaire d'Etat à l'Industrie, il s'agit seulement de
vérifier par une nouvelle étude que le prix des blocs de fréquences 3G qui restent à attribuer de 206 millions d'euros "correspond clairement à l'évaluation de la quatrième licence [afin] d'être absolument inattaquable sur ce point".
L'Etat voudrait
se garantir d'une éventuelle contestation juridique de la part des opérateurs mobiles alors que le Conseil d'Etat, selon "Les Echos", a confirmé la semaine dernière que ce prix était équitable.
Cette
nouvelle étude n'apportera pas grand-chose de plus à l'avis de la plus haute juridiction administrative en France et aurait d'ailleurs pu être commandée depuis des mois.
Le décret donnant le feu vert à l'appel d'offres devait paraitre fin mars 2009.
Selon les conclusions de cette nouvelle étude,
le décret pourrait prendre plusieurs mois de retard si les conclusions conduisaient à dire que la révision du prix de la licence serait nécessaire.
Le
lobby des opérateurs en place concernant le risque de pertes d'emplois en cas de concurrence sur ce marché, n'est peut être pas étranger à la décision de l'Elysée.