
Pour
Jacques Lafay, directeur du développement secteur transports chez Steria, "Les projets d'extension RFID sont la
preuve que le marché est mature"
Steria maîtrise les technologies RFID pour la destion des flottes de véhicules et pour optimiser le trafic, en traitant beaucoup de sujets de localisation de véhicule.
A
Singapour la flotte de taxis de la ville est équipée de capteurs qui permettent, via une communication par boucle magnétique d'avoir des
informations précises sur l'état du trafic.
Les taxis circulant remontent des informations sur la vitesse ou la saturation du trafic urbain.
Ces informations sont utilisées en temps réel pour réguler le trafic.

Les
gestion des taxis pour les voyageurs à l'
aéroport de Roissy utilise la technologie RFID courte distance, c'est aussi un projet que Steia a mis en place avec
Aéroport De Paris (ADP).
Pour cela, 14 000 des 15 000 taxis parisiens sont équipés d'un badge RFID actif, qui identifie le taxi et lui permet d'entrer dans la base arrière des taxis, près du terminal T3.
En sortie de cette base arrière, les taxis sont dirigés vers les terminaux de l'aéroport en fonction d'un modèle statistique pour mettre en adéquation l'offre et la demande de taxis.
Dans ce type de projet,
la partie technique est toujours maîtrisée sans problème.
La réussite passe toujours par un vrai travail de conduite du changement car ils demandent une forte appropriation de la part des utilisateurs.
Pour les taxis par exemple, qui sont par nature indépendants, il a fallu réaliser un travail de préparation et de conviction important.
Ensuite les taxis eux même ont constaté que l'optimisation du trafic avec les tags RFID leur offrait certains avantages, comme savoir à l'avance le temps d'attente dans la base arrière grâce à un panneau d'information situé à l'entrée de l'aéroport.
Le système a également permis de
réduire le nombre de taxis clandestins.
A l'
aéroport de Lyon pour faire passer un système similaire, la
Préfecture du Rhône a sorti un décret pour faire avancer les choses, et le projet devrait être opérationnel en juin 2009.
Les clients potentiels de ces technologies savent quels avantages ilspeuvent en tirer, mais il reste à faire un evéritable petite révolution technologique dans de nombreux cas.
Pour la traçabilité des bagages d'aéroports par exemple, des systèmes de RFID passifs peuvent remplacer le système classique.
Mais il faut que les aéroports soient
tous au même niveau technique pour que le système soit performant partout.
Une compagnie aérienne qui investit dans un tel système n'est pas assurée que les aéroports de toutes ses escales pourront mettre en place ce système.
C'est le frein au développement de ce type de projets, avec le constat que le marché devient de plus en plus mature.
La
Mairie de Paris devrait poser bientôt une antenne RFID sur les bornes des stations de taxi, qui va communiquer avec le tag qui équipe les voitures, pour vérifier qu'un taxi est bien disponible à cette station.
C'est projet d'extension du système initié par ADP, montrant en effet que le marché est mature et permet de
mutualiser l'utilisation des puces RFID des taxis parisiens.
Source : interview Jacques Lefay pour le Journal du Net