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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 12:23

Dessin aux couleurs de Google sur Kansas City et la fibreGoogle dépose un brevet après avoir imaginé un système de fourreau pour faire cheminer la fibre jusqu'à l'abonné.

Google avait annoncé qu'il allait profiter du déploiement du réseau fibre optique pilote à très haut débit (1Gbps) dans la ville de Kansas City pour élaborer des techniques de déploiement rapides et efficaces (notamment pour creuser les tranchées).

Rappel : Campus de Stanford à 1Gbps aussi par Google.

Le brevet concernerait une bande plate (de 50 à 70 mm de large) éventuellement flexible de 1 à 5 mm d’épaisseur dans laquelle passera la fibre.

Elle pourrait être apparente, semi-enterrée ou totalement ensevelie pour traverser un jardin, une allée ou encore longer la clôture d’un abonné jusqu’à chez lui.

L’expérimentation de Kansas City doit débuter dans le courant de l’année, mais aucune date précise n’a encore été fixée.

(Information Eureka Presse relayée par ZDNet.fr - image credit: Singularity Hub)

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 19:28

logo_arcep.jpgLes FAI sont tenus de produire des indicateurs trimestriels auprès de l'ARCEP pour indiquer leurs performances suite à des pannes ou pour activer une ligne.

Ces indicateurs ne concernent en rien le suivi de la qualité du service fourni.

Cette procédure plus que criticable sera remplacée prochainement par des mesures indépendantes pour mesurer la performance des usages.

Pour ce faire, l'ARCEP a lancé en fin d'année 2011 deux consultations publiques en vue de l'attribution des marchés de collecte de ces nouveaux indicateurs :

  • La première consultation est destinée à sélectionner un prestataire indépendant pour définir la mise en place des indicateurs de qualité du service d'accès à Internet sur les réseaux fixes. L'ARCEP indique qu'il s'agit de « mesurer la qualité du service offert par les différents fournisseurs d'accès à l'Internet (FAI) à leurs abonnés et de diffuser des informations claires et comparables, utiles tant aux utilisateurs qu'au régulateur ». Les tests seraient effectués à partir de serveurs situés hors du réseau du FAI. L'ARCEP précise également que « des mesures reflétant les usages les plus répandus (web, streaming...) devraient être réalisés ».
  • La seconde consultation concernera le suivi des conditions techniques et tarifaires d'interconnexion. Ceci afin de permettre à l'ARCEP de mieux comprendre les relations entre les acteurs d'Internet : FAI, fournisseurs de contenus et de services, opérateurs de transit...

Les soumissionaires ont jusqu'au 17 février 2012 pour répondre à ces consultations publiques.

Par ailleurs l'ARCEP a imposé depuis septembre 2011, l'instar de ce qui se fait pour les opérateurs en matière de couverture 3G, les FAI doivent publier une carte de couverture du débit théorique Internet.

Cette carte devra être mise à jour une fois par an et la mesure est parue au Journal Officiel.

Elle stipule que les FAI doivent mettre à disposition sous forme de carte numérique « les informations relatives à la couverture du territoire par leurs services de communications électroniques commercialisés sur le marché de détail. » et aussi que l'ARCEP peut être amenée à leur demander la méthode utilisée pour calculer ce débit"théorique".

Source : Degroupnews

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 14:21

logo ArcepL' ARCEP a attribué ce 22 décembre 2011 les lots de fréquence 4G pour les bandes à 800 MHz à Bouygues Telecom, SFR et Orange.

Free bénéficiera d'un droit à l'itinérance en zone de déploiement prioritaire, à savoir les zones les moins denses du territoire.

SFR a obtenu deux blocs de fréquence et sera l'opérateur qui effectuera la prestation d'itinérance pour Free lorsque le réseau 2,6 GHz de ce dernier atteindra un taux de couverture de 25% de la population.

Les trois opérateurs lauréats débourseront 2,64 milliards d'euros selon le tableau ci-dessous, en plus des 936 millions que leur ont coûté la bande 2,6 GHz.

Répartition des sommes payées par les opérateurs 4G

 

Mais à en croire les responsables des 4 opérateurs candidats,... tout le monde est satisfait !

Pas de regrets et pas vital pour Free !

"On avait dit qu'on serait raisonnable, et on avait également indiqué qu'on trouvait l'offre très défavorable pour un nouvel entrant comme nous. C'est l'argent qui a éliminé la concurrence", a commenté à l'AFP Maxime Lombardini, directeur général du groupe Iliad (propriétaire de Free)."On n'a pas de regrets. Si avait pensé que c'était vital pour nous, on aurait été plus agressifs, et aujourd'hui on considère qu'on a tout ce qu'il nous faut" en termes de fréquences, a-t-il ajouté.

SFR a mis le plus d'argent sur la table !

Avec 1,065 million d'euros, SFR a emporté deux lots de fréquences. "Pour continuer d'avoir le réseau le plus complet, nous investissons fortement, comme nous l'avons fait hier pour la 3G et le faisons aujourd'hui pour la fibre optique. De la même façon, nous serons référents demain sur la 4G avec le lot de +fréquences en or+ remporté aujourd'hui", s'est félicité Franck Esser, le PDG de SFR. "Nous investissons sur le long terme et nous sommes fiers de bâtir les infrastructures qui supporteront les services très haut débit de demain pour le plus grand nombre", a ajouté M. Esser.

Orange : nous sommes très heureux !

Orange, premier opérateur français, a pour sa part dépensé 891 millions d'euros: "Nous sommes très heureux du résultat, nous avons obtenu le meilleur bloc au meilleur prix, et également celui le plus éloigné du spectre de la TNT" et donc des possibilités de brouillage, a déclaré Delphine Ernotte, directrice exécutive Orange France.

Bouygues Telecom : très bonne opération financière !

Bouygues Telecom a proposé 683 millions d'euros pour obtenir un lot.

"Nous avons réalisé une très bonne opération financière" et l'attribution de ce lot, "un actif sur le long terme, va nous permettre d'assumer l'explosion des usages et des flux", a réagi Didier Casas, secrétaire général de Bouyges Telecom.

Le Gouvernement est satisfait aussi !

Plus tôt dans la journée, le ministre de l'Industrie Eric Besson s'était déjà félicité du "succès intégral" des deux appels d'offre, soulignant que l'Etat allait empocher un milliard d'euros de recettes supplémentaires de la part des opérateurs qui ont largement dépassé le prix plancher fixé pour les enchères.

Source : Journaldunet.com et lexpansion.com

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 19:56

Logo OrangeOrange vient d'annoncer ce 12 décembre 2011 le lancement en Métropole de son offre "Fibre Pro" à destination des professionnels leur permettant de bénéficier de la qualité et de la puissance d’un réseau 100 % fibre de bout en bout avec un débit symétrique de 100 Mbits/s.

L’offre "Fibre Pro" est associée à des services spécialement conçus pour répondre aux besoins des PME-TPE.

Les professionnels bénéficient en plus de la téléphonie enrichie de fonctions proposant deux appels simultanés, l’Internet et la télévision, ainsi qu’une gamme de services spécifiques tels qu’un nom de domaine pro, une adresse IP fixe, la messagerie pro et le fax électronique.

Il leur est proposé un support technique gratuit pour l’installation des équipements dans leurs locaux ainsi qu’un service client dédié.

"Fibre Pro" est disponible en deux formules avec engagement de 12 mois :

  • "Fibre Pro Equilibre", est proposée à 69 euros HT par mois et intègre les communications illimitées vers les fixes (100 destinations) et 1h vers mobiles en France et à l’international (100 destinations).
  • "Fibre Pro Intense" à 79 euros HT par mois propose en outre l'illimité vers les mobiles en France métropolitaine et vers plus de 100 destinations à l'international.

Destinée aux petites entreprises et aux professionnels, la "Fibre Pro" s’appuie sur le réseau en fibre optique (FTTH) qu’Orange est en train de déployer en France.

L’objectif est d’apporter la fibre d’ici 2015 à 3.600 communes réparties dans 220 agglomérations incluant l’ensemble des grandes villes et des villes moyennes en France.

Orange Business Services propose également une gamme de solutions "Fibre Entreprise" qui utilise le réseau FTTO (Fiber to the Office) apportant des débits garantis et des engagements plus importants en termes de service.

Plus de 70 % des sites d’entreprises sur 4.000 communes peuvent d’ores et déjà en bénéficier.

Rappel : Saint-Denis de La Réunion fait partie des agglomérations sur lesquelles Orange s'est positionné lors de l'Appel à Manifestation d'Intention d'Investissement.

Source Artesi et ZDNet.fr


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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 18:26

Carte des câbles en fibre optique sous-marinsLe Gouvernement français a ouvert officiellement le 27 juillet 2011 l'appel à projets "Programme National Très Haut Débit - Réseaux d'initiative publique", doté de 900 millions d'euros, destiné à cofinancer les projets de déploiement de réseaux à haut et très haut débit d'initiative publique des collectivités territoriales.

Cet appel à projets s'accompagne des décisions suivantes :

  • des commissions consultatives régionales pour l'aménagement numérique du territoire (CCRANT) associant les collectivités territoriales et les opérateurs sont mises en place dans les régions, sous l'autorité du préfet, garant de la cohérence des projets et de la bonne couverture de tous les territoires. Elles auront pour objet de favoriser la qualité du dialogue entre les opérateurs privés et publics et s'assureront de la bonne réalisation des engagements de chacun ;
  • une étude sera lancée pour préciser, au vu des premiers projets, les évaluations du coût des déploiements et le modèle économique permettant de garantir à tous les ménages français, y compris ceux situés dans les zones les moins denses du territoire, leur raccordement au plus tard en 2025, conformément aux engagements du Président de la République. Le Gouvernement réaffirme son engagement à soutenir dans la durée le déploiement du très haut débit sur le territoire ;
  • les plafonds de cofinancement sont relevés de 350 euros par prise à 433 euros par prise afin de mieux prendre en compte la situation des territoires les plus ruraux. En outre, le montant de cette intervention maximale est doublé pour le raccordement d'entreprises situées dans des zones d'activités ayant vocation à être labellisées "zone d'activité très haut débit" et triplé pour les bâtiments prioritaires d'enseignement et de santé ;
  • les taux d'aide applicables aux départements d'Outre-mer sont majorés forfaitairement afin de prendre en considération leur spécificité. En outre, les collectivités d'Outre-mer qui ne sont actuellement pas reliées à l'Internet mondial par câble sous-marin pourront déposer un dossier de demande de subvention spécifique pour ce faire.

La copie de La Réunion devrait être prête dans les délais prévus pour cet appel à projet

Le dernier point concernant les départements d'Outre-Mer nous a fait nous interroger sur ceux qui ne seraient pas reliés par câble sous-marin, et il nous semble que tous les projets sont déjà lancés (dernier en date Lion 2 pour Mayotte), on pourra toujours préjuger de la suffisance des liaisons existantes, mais il nous semble que tous les DOM le sont (!).

Peut-être aurait-il fallu introduire une notion d'amélioration de la connexion par câble sous-marin pour ceux qui le nécessitent, plutôt que de parler d'absence de connexion ?

Nous nous sommes appuyés pour cette recherche sur l'excellent outil - Greg's Cable Map - recensant les câbles sur une mappemonde, avec répertoriage des câbles et de leur capacité, la possibilité de selectionner les câbles en service à partir de..., avant..., ou pendant telle année.

On y trouve même que Saint-Pierre et Miquelon est relié au Groënland,... mais pas au Canada

Source : Investissement d'avenir - investissement-avenir.gouvernement.fr
Photo : Greg's Cable Map - cables.jpg

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 19:46

Coffret fibre FTTHL'ARCEP a confirmé le 22 juillet 2011 que le déploiement du très haut débit pour tous constitue l'un des grands chantiers d'infrastructure que notre pays ait à réaliser au cours des prochaines années.

Les collectivités territoriales auront un rôle déterminant à jouer pour la réussite de ce déploiement sur l'ensemble du territoire :

  • en élaborant les schémas directeurs territoriaux d'aménagement numérique (SDTAN), elles définissent, en concertation avec l'Etat et les opérateurs, des stratégies de couverture numérique et de montée vers le très haut débit adaptées à leur territoire ;
  • elles peuvent également décider de déployer des réseaux d'initiative publique qui permettront d'étendre, au bénéfice du plus grand nombre, la couverture des réseaux haut et très haut débit.

Afin d'accompagner les élus et les collectivités territoriales dans ces missions essentielles, l'ARCEP diffuse aujourd'hui un guide à leur intention.

Ce document présente les enjeux, les acteurs et les outils, techniques et réglementaires, du déploiement de la fibre optique sur l'ensemble du territoire.

Il rappelle les principales dispositions du cadre réglementaire du haut et du très haut débit (pour le FttH et la montée en débit), récemment complété par l'ARCEP.

Il met également l'accent sur les paramètres que les collectivités territoriales devront prendre en compte pour préparer et engager, dans les meilleures conditions, leurs projets d'initiative publique.

Source : communiqué ARCEP du 22/07/2011 - Photo libre de droit : marmottux.org

Le guide sur le déploiement de la fibre optique à l’usage des élus et des collectivités territoriales (pdf - 4,4 Mo)

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 07:27

Couverture du guideL'ARCEP n'a pas tardé à réagir à la publication il y a quelques jours par l'Express des remarques de la société Sia Conseil et du cabinet d'avocats Tawa Choisy démontrant que les opérateurs pouvaient ne plus être propriétaires au bout de 15 ans des réseaux de fibre optique qu'ils auraient installés dans les immeubles.

L'ARCEP publie donc le 19 mai 2011, avecr un communiqué de presse, une nouvelle version du guide pratique à l'attention des propriétaires ou copropriétaires, et de la convention-type entre les copropriétés et l'opérateur d'immeuble étendant la durée de la convention à 25 ans et conservant la propriété même à l'échéance à l'opérateur qui l'aurait installé.

La convention prévoit que cet opérateur assure la continuité du service jusqu'à l'arrivée d'un éventuel nouvel opérateur d'immeuble.

La copropriété pourra à l'issue de la convention (renouvelable 1 fois) :

  • désigner un nouvel opérateur d'immeuble qui pourra racheter le réseau de l'opérateur précédent dans le cadre d'un accord de gré à gré,
  • devenir elle-même opérateur d'immeuble, soit en rachetant le réseau à l'opérateur précédent puis en respectant la législation entourant les opérateurs.

L'opérateur d'immeuble assure aussi l'entière responsabilité de l'entretien, la maintenance et l'accès par des opérateurs commerciaux que retiendraient les occupants.

Rappel : toutes les constructions d'immeubles neufs de plus de 11 logements depuis le 1er janvier 2011 doivent intégrer un précablage en très haut débit.

Pour que les immeubles bénéficient du très haut débit, La Palice ou Lagardère (pas lui, l'autre ) auraient indiqué que le haut débit doit aller à eux !

Le Plan Très Haut Débit se décline en SCorAN (Stratégie de Cohérence Régionale d'Aménagement Numérique) et en SDTAN (Schéma Départemental Territorial d'Aménagement Numérique) et à fin mars on comptait 69 département qui s'étaient livrés à l'exercice en remettant leur copie à l'ARCEP.

Les Scoran des régions sont au nombre de 6 avec 13 autres en chantier (dont La Réunion qui déposera aussi un SDTAN)

Les documents en ligne :
Le guide pratique sur l'installation de la fibre dans les immeubles

La convention type entre les (co)propriétaires et l’opérateur d’immeuble

Etat des lieux des DTAN et des SCoRAN

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 10:25

Carte de france recouverte par un faisceau de fibres alluméesLe 27 Avril 2011 en Conseil des Ministres, Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, et Éric Besson, ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, ont annoncé que "sollicités par le Gouvernement, les opérateurs ont fait part de leur intention d’engager, d’ici cinq ans, ce déploiement sur le territoire de plus de 3.400 communes regroupant, avec les 148 communes constituant les zones très denses, près de 57% des ménages français".

Après avoir souligné que "le déploiement d’infrastructures de communications électroniques à très haut débit représente un enjeu majeur pour la compétitivité de la France" car il permet "le développement de nouveaux services innovants, pour les entreprises comme pour les acteurs publics et les citoyens", les ministres ont rappelé que "le programme national en faveur du très haut débit, annoncé en juin 2010 et qui mobilise 2 milliards d’euros au titre des investissements d’avenir, sera opérationnel à l’été 2011".

Il a  aussi été rappelé que "des prêts, d’un montant total d’un milliard d’euros, renforceront la capacité d’investissement des opérateurs" et qu’ils "seront également accessibles aux opérateurs privés choisis comme délégataires au terme d’une procédure ouverte dans le cadre de réseaux d’initiative publique".

En outre, un label gouvernemental sera décerné aux opérateurs prenant des engagements en matière de rapidité et d’homogénéité de leur déploiement.

Par ailleurs, "une enveloppe de 900 millions d’euros, préfigurant le fonds d’aménagement numérique des territoires (FANT), sera consacrée aux projets des collectivités territoriales de déploiement de fibre optique" (la copie pour l'île de La Réunion devrait être prête dans les temps ).

Les ministres ont aussi précisé que "l’Etat veillera à la bonne articulation entre l’initiative privée et l’initiative publique. Le cofinancement sera modulé selon la situation de chaque département, en prenant en compte la proportion de la population vivant en territoire rural. S’agissant de l’outre-mer, les modalités de financement seront adaptées afin de prendre en compte les spécificités de ces territoires. Une part minoritaire de l’enveloppe sera consacrée à l’amélioration de la fourniture d’accès à Internet à haut débit par des technologies alternatives telles que la montée en débit. Les conditions de financement public seront similaires à celles retenues pour le très haut débit".

L’Association des VIlles et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel (Avicca) a réagi dans la foulée par un communiqué en saluant les mesures annoncées par le Gouvernement pour le très haut débit, tout en formulant des réserves et en demandant "une péréquation entre les territoires".

Elle déclare que "les mesures d’aides de l’Etat pour passer au très haut débit sont bienvenues, tant la France, comme l’Union européenne en général, est en train de prendre du retard sur les pays les plus avancés".

Toutefois, l’association considère qu’"elles s’inscrivent dans un cadre qui les fera buter sur trois problèmes rédhibitoires", car "l’action publique est subordonnée à l’action privée, alors même que le modèle économique des opérateurs pour assurer cette mutation très gourmande en capitaux n’est pas assuré".

Elle déplore la "complexité et les inégalités de traitement" qu’engendrent l’absence d’obligation d’une "couverture des territoires concernés" et la réduction des moyens financiers.

"Depuis plusieurs années l’Etat a ponctionné les opérateurs pour boucler son budget (contribution au financement des industries de programme, financement de l’audiovisuel public, augmentation de la TVA…). La somme prélevée chaque année est largement supérieure au total des subventions du Programme national, qui seront étalées sur plusieurs années", observe l’Avicca.

Elle constate que "les collectivités sont appelées à la rescousse pour combler les trous".

Elle demande un "véritable "plan B" qu’il faut mettre sur pied" comportant notamment "une péréquation entre les territoires, une hiérarchisation des cibles locales, à commencer par les communes et les quartiers mal desservis en haut débit" et l’adoption d’une "législation qui oblige à la couverture intégrale des zones fibrées" avec "un financement majoritaire de ces nouveaux réseaux via une contribution de service public, perçue principalement auprès des abonnés aux réseaux de communications électroniques".

Nul doute que les opérateurs ne vont pas tarder à réagir à cette proposition.

Source Mairie-info.com
Accès au communiqué du Conseil des Ministres
Accès au communiqué de presse AVICCA

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 08:17

Notre confrère Stéphane Lelux de TACTIS nous a fait connaitre les cartes DATAR en date du mois d'avril 2011 sur les intitiatives privées en réponses à l'appel à manifestation d'intérêt d'investissement (AMII).

Rappel : Le cabinet Tactis a analysé les intentions de déploiement des opérateurs lors de la remise de leurs dossiers dans l’Appel à Manifestation d’Intention d’Investissement (31 janvier 2011) relatif au volet Très Haut Débit du programme national d’investissement d’avenir ("grand emprunt").
France Télécom et les autres opérateurs ont déclaré des ambitions de couverture en FTTH d’ici 2015 qui permettent de connaître leurs intentions à couvrir en FTTH le territoire au delà des zones très denses (148 communes classés par l’ARCEP en 2009).
Sur cette base sera ensuite élaborée une sélection de projets pouvant bénéficier du soutien de l’Etat ("guichet A" du grand emprunt : prêt total maximum de 1 milliards €).

Nous avons visualisé le contenu de ces cartes, constaté le nombre important de MII en Métropole et remarqué uniquement quelques initiatives privées confirmées pour les Départements d'Outre-Mer :

  • une à La Réunion sur la commune de Saint-Denis,
  • deux en Guadeloupe sur les communes de Pointe-A-Pitre et de Basse-Terre,
  • une en Martinique sur la commune de Fort-de-France,
  • aucune en Guyanne.

AMII pour initiative privée à La RéunionPlusieurs paramètres permettent d'afficher des cartographies au gré des utilisateurs.

Accès aux cartes Datar

Source : Tactis

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 07:58

Personne lisant et commentant par écrit un rapport du CASDe nombreux média ont relayé dès la remise au Parlement du rapport daté du 18 avril 2011 et demandé au Centre d’Analyse Stratégique (CAS) sur la lutte contre la fracture numérique en France.

Encore une fois une étude très critiquée pour la faiblesse de son contenu a porté sur le périmètre métropolitain,... et encore !

Même si elle fait remarquer que cette fracture s'est aggrandie, comment en effet ne voir que des "fossé générationnel", "fossé social" et "fossé culturel" en hexagone ?

N'y aurait-il aucun "fossé géographique" ?

Aucun chroniqueur ne fait cette remarque, surement parce que déjà sur ce qui est consigné il y a tellement à redire (préconisations sous forme d'enfoncement de portes ouvertes,...).

Comme à La Réunion d'autres régions de France présentent une géographie qui n'est pas sans conséquence sur le développement du numérique, avec pour La Réunion un radier constament submergé de plusieurs milliers de kilomètres à franchir !

Une instance comme l'ARCEP demande d'ailleurs d'en tenir compte en préconisant des mesures différentes entre les zones de population denses et moins denses.

Nous pensons que le développement du numérique ne peut se faire en excluant une couche géographique de la population et que nous sommes encore à régler des soucis d'infrastructures de haut débit là où d'autres utilisent déjà le très haut débit.

Cela limite sans contestation l'accès aux services et aux usages.

Pour ne pas montrer qu'un avis de détracteur, disons que la préconisation qui consisterait à mettre en place un périmètre social assez large d'ayant droit à un internet à bas coût pour les plus démunis est loin de nous déplaire.

Voir l'interprétation sans complaisance de ZDNet sur la remise de ce rapport du CAS.


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